Après une chute de 97 % de sa valorisation, iQiyi compte sur l'IA pour survivre
Résumé : En avril 2026, iQiyi, dont la capitalisation boursière a chuté de 97 % depuis son introduction en bourse, mise sur l'IA pour sa survie. Lors de sa conférence annuelle, le PDG Gong Yu a annoncé une bibliothèque de plus de 100 "artistes IA" et la plateforme "NaDou Pro" pour les créateurs de contenus générés par IA, promettant des réductions de coûts et des efficacités. Cependant, derrière cette façade technologique, iQiyi lutte contre des pertes financières croissantes, une baisse des abonnés et une trésorerie fragile, ayant même déposé une demande d'introduction à Hong Kong pour se refinancer.
Cette transition vers l'IA déclenche des controverses : des stars comme Zhang Ruoyun et Yi Yangqianxi ont contesté l'utilisation non autorisée de leur image, tandis que les figurants de Hengdian (134 000 personnes) voient leurs opportunités d'emploi s'effondrer avec l'adoption massive d'acteurs IA pour les rôles secondaires. iQiyi vante une décentralisation de la création, mais en réalité, la plateforme cherche à transférer les risques financiers vers les créateurs indépendants tout en capitalisant sur les contenus à succès.
Parallèlement, des plateformes comme Douyin investissent 500 millions de yuans pour soutenir les dramas humains, misant sur l'engagement authentique des téléspectateurs. Contrairement au cinéma parlant des années 1920, qui a enrichi l'art cinématographique, l'approche d'iQiyi semble privilégier une production à bas coût plutôt qu'une expression artistique innovante. Les neurosciences suggèrent que les performances IA, bien que techniquement avancées, manquent de la résonance émotionnelle des acteurs humains, risquant à long terme d'érode la capacité des audiences à percevoir des émotions complexes. La question reste : iQiyi cherche-t-elle à révolutionner la création ou simplement à sauver son modèle économique ?
marsbitIl y a 1 h