Après Polymarket et Kalshi, y aura-t-il encore des outsiders sur le marché des marchés prédictifs ?
Le marché des prédictions a connu une transformation majeure entre 2024 et 2026, passant d'une expérience DeFi de niche à une classe d'actifs financiers établie. Le paysage est dominé par deux géants : Polymarket, basé sur la blockchain et axé sur le volume, et Kalshi, la première plateforme régulée par la CFTC, qui a capté le flux grand public via Robinhood. Ensemble, ils ont représenté environ 97,5% du volume de transactions en 2025.
Contrairement aux attentes, les marchés politiques (comme les élections) ne sont pas le moteur durable. Ce sont les marchés sportifs qui ont retenu l'attention des utilisateurs, représentant 85% du volume de Kalshi. Les catégories technologiques et économiques ont également connu une croissance explosive.
Face à ce duopole, de nouvelles plateformes émergent en ciblant des niches spécifiques : marchés à court terme (Limitless), intégration média native (MyriadMarkets, KASH), indicateurs natifs on-chain (HedgehogMarket) ou infrastructure dédiée aux paris sportifs (Azuro). Les leviers de croissance en 2026 incluent l'adoption par les agents IA (exécutant déjà 30% des trades sur Polymarket), l'intégration des cotes dans les médias (X, Substack), et la convergence des rails régulés et on-chain.
Cependant, le secteur fait face à des défis majeurs : des doutes sur l'exactitude des volumes rapportés (risque de wash trading), une pression réglementaire croissante au niveau des États américains, et une activité parfois stimulée par le spéculation sur les futurs airdrops de tokens.
En conclusion, l'ère des simples copies généralistes est révolue. Les futures réussites appartiendront aux plateformes possédant un avantage distinct en matière de distribution, une expertise dans un domaine vertical précis (comme le sport), et une stratégie claire pour naviguer entre la conformité réglementaire et la liquidité on-chain.
marsbitIl y a 40 mins