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10000 heures de données humaines pour former le premier modèle d'action et de monde implicite pour la manipulation mobile complète du corps humain

Ces deux dernières années, la compétition dans le domaine des robots humanoïdes s'est déplacée des capacités matérielles vers les modèles d'intelligence. Alors que les démonstrations physiques impressionnent, le véritable défi réside dans la capacité des robots à comprendre l'environnement, prévoir les changements et coordonner des actions motrices complexes pour des tâches généralistes. Pour relever ce défi, la société d'intelligence incarnée Being Beyond a présenté **Being-M0.7**, présenté comme le premier **modèle d'action-monde latent (Latent WAM)** conçu pour la locomotion et la manipulation complètes des robots humanoïdes. Ce modèle innove en étendant les capacités des modèles de monde latent, habituellement appliqués à la manipulation, à la coordination mobile de tout le corps. La clé de Being-M0.7 réside dans son entraînement préalable sur plus de **10 000 heures de données multimodales centrées sur l'humain** (vidéos à la première personne, séquences de mouvement), suivies d'un ajustement avec une quantité limitée de données de démonstration sur robot réel. Cette approche contourne la rareté et le coût élevé des données robotiques. Techniquement, le modèle utilise une architecture **Vision-Motion Mixture of Transformers (MoT)**. Cette conception lui permet de traiter simultanément trois types de données : des paires vidéo-mouvement, des vidéos seules et des séquences de mouvement seules, maximisant ainsi l'utilisation des données disponibles. Il opère dans un **espace latent**, prédisant l'évolution future de l'environnement et les trajectoires de mouvement de manière couplée, ce qui est plus efficace que la prédiction pixel par pixel coûteuse en calcul. Pour unifier les données humaines et robotiques, l'équipe a développé une **représentation du mouvement unifiée et compacte**, alignée sur la perspective à la première personne et centrée sur la tête, les mains et les pieds, facilitant le transfert de connaissances. Les démonstrations sur le robot humanoïde Unitree G1 ont testé des tâches complexes nécessitant une compréhension physique et une coordination complète du corps : * **Pêcher un poisson dans un aquarium** : Interaction avec un liquide et des cibles dynamiques. * **Prendre un objet via un miroir** : Raisonnement spatial avec observation partielle. * **Déplacer et prendre des objets en se déplaçant** : Tâche à long terme avec coordination continue. * **Porter une boîte et éviter des obstacles** : Navigation avec charge et perception de l'environnement. Dans ces tests, Being-M0.7 a montré des performances compétitives par rapport à d'autres modèles de base, démontrant une capacité accrue à générer des actions corporelles coordonnées en fonction de la compréhension de la scène et des prédictions. Le processus de déploiement sur robot utilise un **"expert en action"** léger qui traduit les prédictions de haut niveau du modèle latent en commandes de contrôle spécifiques au robot, permettant un **planification mondiale à basse fréquence** couplée à un **contrôle d'action à haute fréquence**. En conclusion, Being-M0.7 représente une avancée significative vers des robots humanoïdes plus généraux. Son architecture MoT et son utilisation de vastes données humaines établissent un paradigme évolutif pour l'apprentissage incarné, où la compréhension du monde, apprise de l'expérience humaine, précède et guide l'action physique dans l'environnement réel.

marsbit07/15 01:55

10000 heures de données humaines pour former le premier modèle d'action et de monde implicite pour la manipulation mobile complète du corps humain

marsbit07/15 01:55

Transformer réinventé : Rendre les LLM plus intelligents en modifiant simplement leur architecture

En 2026, alors que l'industrie des grands modèles linguistiques (LLM) se concentre sur l'ajout de paramètres via des architectures comme le *Mixture of Experts* (MoE), une nouvelle étude propose une approche radicalement différente. Les chercheurs de Mila, Cornell et de l'Université de Montréal démontrent que redistribuer les paramètres existants au sein d'un modèle, sans en ajouter, peut significativement améliorer ses performances. Leur constat de départ : dans les Transformers standards, toutes les couches ont la même « capacité » (largeur du réseau feed-forward). Or, des recherches antérieures (sortie anticipée, élagage, interprétabilité) indiquent que ces couches n'ont pas la même importance. Les premières traitent des informations basiques (syntaxe), tandis que les dernières affinent la sémantique, parfois en répétant des conclusions déjà établies. L'équipe teste alors des modèles « effilés » (*Tapered Language Models* - TLMs), où la largeur du réseau feed-forward décroît progressivement des couches profondes vers les couches superficielles, tout en conservant la moyenne originale et donc le nombre total de paramètres et d'opérations. Plusieurs courbes de décroissance sont essayées : linéaire, cosinus et sigmoïde. Les résultats sont frappants. Sur un Transformer de 440M de paramètres, la configuration optimale (décroissance cosinus, largeur initiale x1.5, finale x0.5) réduit la perplexité de 16.28 à 14.44, une amélioration de 1.84 point sans coût supplémentaire. Cette conclusion se généralise à d'autres architectures (à attention à grille, Hope-attention, Titans) et à des modèles plus grands (760M, 1.3B), avec des gains systématiques en raisonnement et prédiction langagière, sans nuire à la gestion de longs contextes. L'explication réside dans l'analyse des sorties : les couches profondes montrent une plus forte similarité avec les informations déjà présentes, confirmant qu'elles « réitèrent » plus qu'elles ne « créent ». Allouer plus de capacité aux premières couches, qui font un travail de fondation plus varié, est donc plus efficace. Cette recherche met en lumière un levier de conception longtemps négligé : la forme de la distribution de la capacité, et non seulement sa quantité. Une simple réallocation des paramètres existants offre ainsi une amélioration significative et gratuite, une perspective applicable potentiellement aux Transformers visuels, aux modèles de diffusion et multimodaux.

marsbit06/29 12:58

Transformer réinventé : Rendre les LLM plus intelligents en modifiant simplement leur architecture

marsbit06/29 12:58

Les huit pères du Transformer, où sont-ils aujourd'hui ?

En juin 2026, Google a été marqué par le départ de deux figures clés : Noam Shazeer, co-auteur du Transformateur, et John Jumper d'AlphaFold. Ce dernier a rejoint OpenAI, ce qui a provoqué une forte réaction des marchés et des inquiétudes quant à l'exode des talents de Google. Cet événement a remis en lumière les huit co-auteurs de l'article fondateur « Attention Is All You Need » (2017), qui ont tous quitté Google. Ce modèle révolutionnaire a remplacé les réseaux neuronaux récurrents (RNN) par un mécanisme d'attention permettant le traitement parallèle, devenant la base de l'IA moderne. Aujourd'hui, leurs trajectoires sont diverses : * **Ashish Vaswani**, après avoir cofondé Adept AI et Essential AI, serait en pourparlers pour rejoindre NVIDIA. * **Noam Shazeer** a quitté Google une seconde fois pour OpenAI après avoir fondé et revendu Character.AI. * **Niki Parmar** a cofondé Essential AI avant de rejoindre Anthropic. * **Jakob Uszkoreit** a cofondé Inceptive, une entreprise de biotechnologie utilisant l'IA pour la conception de médicaments à base d'ARN. * **Llion Jones** a cofondé Sakana AI au Japon, une société axée sur des modèles collaboratifs inspirés de la nature. * **Aidan N. Gomez** a cofondé Cohere, une entreprise spécialisée dans l'IA pour les entreprises, plaidant pour la souveraineté numérique. * **Łukasz Kaiser** a rejoint OpenAI où il a contribué aux modèles de raisonnement comme o1 et GPT-4. * **Illia Polosukhin** a cofondé NEAR Protocol, une plateforme blockchain qu'il voit comme la future infrastructure pour les agents IA. En 2024, sept des huit auteurs se sont réunis lors du GTC de NVIDIA, recevant un hommage pour avoir « transformé le monde ». Pourtant, malgré leur succès, ils partagent une conviction : le Transformateur n'est pas une fin en soi. Leur héritage réside dans leur quête continue du prochain paradigme qui devra être « nettement, indéniablement meilleur ». Leurs chemins séparés continuent d'explorer les frontières de l'IA.

marsbit06/28 05:38

Les huit pères du Transformer, où sont-ils aujourd'hui ?

marsbit06/28 05:38

Nouveau travail de l'équipe de Kaiming He : En supprimant le VAE et les données privées, la génération d'images à partir de texte devient encore plus performante

Le domaine de la génération d'images à partir de texte est un marché très compétitif, où les approches dominantes reposent souvent sur des architectures complexes comprenant des encodeurs VAE, d'énormes volumes de données privées et des étapes d'alignement coûteuses. Cependant, l'équipe de Kaiming He propose **MiniT2I**, un modèle de génération texte-image délibérément minimaliste qui remet en question ce paradigme. MiniT2I s'entraîne directement sur les pixels, éliminant le besoin d'un encodeur VAE, ce qui réduit les coûts de calcul et évite les erreurs de reconstruction. Son architecture **MM-JiT**, basée sur un Transformer, supprime les mécanismes d'injection conditionnelle complexes (comme AdaLN) et les fonctions de perte auxiliaires. À la place, elle utilise des adaptateurs texte légers et exploite le bruit de l'image lui-même pour représenter l'information temporelle. Le modèle est entraîné uniquement sur des données publiques en deux phases : un pré-entraînement sur CC12M recaptioned par LLaVA, suivi d'un fine-tuning sur environ 120 000 paires image-texte de haute qualité. Avec seulement 258 millions de paramètres, la version B/16 de MiniT2I surpasse des modèles pixel-space plusieurs fois plus grands sur des benchmarks comme GenEval (0.87) et DPG-Bench (84.2). L'approche démontre qu'il est possible d'obtenir des performances compétitives avec une architecture simplifiée, des données ouvertes et des ressources de calcul académiques, suggérant un possible changement de paradigme dans le domaine. Les limitations actuelles incluent des artefacts aux frontières des patchs, des effets secondaires du CFG à fort coefficient, et des difficultés avec le rendu de texte et des résolutions très élevées.

marsbit06/22 10:21

Nouveau travail de l'équipe de Kaiming He : En supprimant le VAE et les données privées, la génération d'images à partir de texte devient encore plus performante

marsbit06/22 10:21

Les talents de l'IA de Google s'en vont l'un après l'autre : est-ce un test de résistance ou le prélude d'un "avis de décès" ?

La perte de talents phares comme Noam Shazeer (co-auteur du Transformer), John Jumper (AlphaFold) et Daniel De Freitas (Character.AI) est un coup dur pour Google, alimentant les récits pessimistes. Cependant, cet article argue qu'il s'agit davantage d'un test de résistance que d'une nécrologie. Ce mouvement reflète une guerre des talents typique en Silicon Valley, où OpenAI et Anthropic, en pré-IPO, recrutent des figures d'élite pour renforcer leur crédibilité narrative. Le départ de tels profils souligne paradoxalement que Google reste un réservoir de talents de premier plan. La véritable force de Google ne réside pas uniquement dans ses modèles. C'est une entreprise « full-stack » disposant d'infrastructures (TPU, Cloud), d'une gamme de produits grand public (Recherche, YouTube, Android) intégrant l'IA de manière diffuse, et de moteurs de revenus établis. Son avantage distributif est immense : ses services touchent déjà des milliards d'utilisateurs. De plus, Google joue un rôle d'infrastructure clé, fournissant du cloud et des puces TPU à ses concurrents comme Anthropic, s'assurant ainsi des bénéfices même dans leur succès. Le défi de l'innovateur est réel : la lourdeur liée à la protection de son cœur de métier (la Recherche) peut ralentir les décisions. Mais Google montre des signes d'adaptation, comme le rachat agressif de Character.AI. La transformation de son moteur de recherche en un moteur de réponses « AI-native » est son principal défi stratégique. En conclusion, bien que la perte de talents emblématiques soit douloureuse, Google possède les atouts (infrastructure, intégration, distribution, écosystème) pour jouer un jeu de long terme dans la course à l'IA, qui dépasse largement la simple course aux modèles.

marsbit06/21 08:59

Les talents de l'IA de Google s'en vont l'un après l'autre : est-ce un test de résistance ou le prélude d'un "avis de décès" ?

marsbit06/21 08:59

Trois jours, deux légendes de perdues : le barrage de talents en IA de Google est-il en train de se fissurer ?

En l'espace de trois jours, Google a perdu deux figures légendaires de l'IA, signe d'un exode massif de ses talents vers des concurrents comme OpenAI et Anthropic. Noam Shazeer, co-auteur de l'architecture Transformer, a rejoint OpenAI, tandis que John Jumper, lauréat du Nobel et responsable d'AlphaFold, est parti chez Anthropic. Ce mouvement, renforcé par le recrutement d'Andrej Karpathy par Anthropic, révèle une tendance structurelle. La cause profonde est un désalignement des missions. Les priorités de Google restent centrées sur son activité publicitaire, contraignant la recherche. À l'inverse, OpenAI et Anthropic offrent une focalisation exclusive sur l'innovation et la sécurité de l'AGI. De plus, les perspectives d'introduction en bourse de ces startups promettent des gains financiers considérables via leurs actions, un avantage que Google, déjà géant établi, ne peut égaler. La fusion de Google Brain et DeepMind en 2023, censée unifier les forces, a en réalité accru les tensions entre recherche fondamentale et pression commerciale, créant un environnement moins attractif pour les scientifiques de haut vol. Cette restructuration du paysage des talents, potentiellement irréversible, représente une crise silencieuse pour Google. Son avantage en matière de données, de puissance de calcul et de publications académiques dépend ultimement des personnes capables de les exploiter, et celles-ci partent.

marsbit06/20 04:08

Trois jours, deux légendes de perdues : le barrage de talents en IA de Google est-il en train de se fissurer ?

marsbit06/20 04:08

Tout le monde vante l'arrivée de Noam, mais la facture des pertes d'OpenAI s'est encore alourdie

Sam Altman annonce avec enthousiasme l'arrivée de Noam Shazeer, co-auteur du Transformer, en tant que responsable de la recherche sur l'architecture chez OpenAI, saluée comme une garantie pour l'IA de pointe. Cependant, cette nomination intervient dans un contexte financier alarmant. Les résultats audités de 2025 révèlent des pertes opérationnelles de 20,92 milliards de dollars, malgré un chiffre d'affaires de 13,07 milliards. Les coûts sont faramineux : location de puissance de calcul auprès de Microsoft (10,59 milliards), R&D, inférence et marketing. Avec 9 milliards d'utilisateurs hebdomadaires mais seulement 50 millions d'utilisateurs payants, l'énorme trafic gratuit aggrave la facture de calcul. Parallèlement, OpenAI subit un exode de ses talents fondateurs (Karpathy, Sutskever, etc.) et une forte réorientation des ressources de la recherche exploratoire vers l'itération produit. L'article souligne que le recrutement coûteux de Noam Shazeer ressemble moins à une solution technique qu'à un élément narratif pour une éventuelle introduction en bourse (visant une valorisation à 1 000 milliards de dollars), visant à masquer les défis fondamentaux de rentabilité. En contraste, des concurrents comme Anthropic, axés sur les clients entreprises et une gestion stricte des coûts, approchent ou dépassent parfois OpenAI en termes d'adoption et rapportent avoir atteint leur premier trimestre rentable. Cela suggère que la profitabilité dépend davantage d'un solide modèle commercial que de génies individuels. En conclusion, bien que l'expertise de Shazeer puisse porter ses fruits dans 1 à 2 ans, OpenAI brûle actuellement des liquidités à un rythme insoutenable (37 milliards au premier trimestre 2026). Le véritable défi n'est pas l'architecture du modèle, mais l'urgence de trouver un chemin vers la viabilité financière avant que le temps ne s'épuise.

marsbit06/19 02:31

Tout le monde vante l'arrivée de Noam, mais la facture des pertes d'OpenAI s'est encore alourdie

marsbit06/19 02:31

L'ancien élève de Tsinghua, Wang Guan, né dans les années 2000, présente une nouvelle création : Un modèle de pré-entraînement Transformer révolutionné avec 1/900 des tokens et 1/432 de la puissance de calcul

Des chercheurs dirigés par Wang Guan, alumni de Tsinghua, ont proposé HRM-Text, un modèle de pré-entraînement de langage efficace reposant sur un modèle récurrent hiérarchique (HRM) qui remplace le Transformer standard. Leur approche utilise une architecture à double échelle temporelle (modules lent H et rapide L) permettant des mises à jour récursives multiples par token, augmentant ainsi la profondeur de calcul sans ajouter de paramètres. L'objectif d'entraînement est également revu : au lieu d'un pré-entraînement autorégressif standard, le modèle est entraîné directement sur des paires instruction-réponse, avec une perte calculée uniquement sur la réponse et un masque PrefixLM. Les résultats sont remarquables en termes d'efficacité. Avec seulement 1 milliard de paramètres et 40 milliards de tokens uniques, pour un coût estimé à environ 1500 dollars, HRM-Text atteint des performances comparables à des modèles open source de 2B à 7B paramètres sur des benchmarks comme MMLU (60,7%), ARC-C (81,9%) et GSM8K (84,5%). Cela représente une réduction d'un facteur allant jusqu'à 900x des tokens d'entraînement et 432x de l'estimation de calcul par rapport aux modèles de référence. Les expériences montrent que HRM-Text surpasse des Transformers de taille similaire dans des conditions de FLOPs alignées, que l'objectif "tâche à accomplir" et le masque PrefixLM améliorent les performances, et que la structure récursive confère une profondeur effective plus importante. Les limites actuelles incluent la couverture des connaissances factuelles, liée à la taille réduite des données, le besoin potentiel d'un temps de calcul adaptatif pour réduire les coûts d'inférence, et des questions d'ingénierie pour le déploiement de PrefixLM. Les travaux futurs exploreront le découplage connaissance/raisonnement et la validation à plus grande échelle.

marsbit05/26 03:20

L'ancien élève de Tsinghua, Wang Guan, né dans les années 2000, présente une nouvelle création : Un modèle de pré-entraînement Transformer révolutionné avec 1/900 des tokens et 1/432 de la puissance de calcul

marsbit05/26 03:20

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