Dans un marché baissier où l'on perd de l'argent, qui s'enrichit en silence ?
Sur un marché baissier où la plupart des acteurs perdent de l'argent, quelques projets continuent de générer des profits significatifs. Polymarket, par exemple, a établi un record de revenus journaliers de 1,5 million de dollars le 2 avril. Une analyse du classement des revenus sur Defillama révèle que les modèles de revenus de ces projets gagnants sont étonnamment simples et se répartissent en deux catégories principales.
La première catégorie est la marge d'intérêt, essentiellement une intermédiation de capitaux. Cela consiste à absorber des fonds à un coût relativement bas et à les déployer pour un rendement plus élevé, en accumulant la différence sur le temps. Les émetteurs de stablecoins comme Tether et Circle, les protocoles de prêt comme Aave, et les services de staking liquide comme Lido en sont des exemples.
La seconde est la taxe sur les transactions (frais). Chaque activité de transaction, qu'il s'agisse de trading de contrats (Hyperliquid, EdgeX), d'événements (Polymarket), de memes (pump.fun, GMGN), de spot (Aerodrome, Jupiter) ou de NFT (Courtyard, Fragment), génère des frais pour la plateforme.
Quelques cas particuliers comme Grayscale (frais de gestion de fonds traditionnels), Chanilink (frais de service de données oracle) et Titan Builder (profit exceptionnel suite à un incident de trading) complètent le tableau.
La conclusion est claire : pendant un marché baissier, ce ne sont pas les projets aux mécanismes complexes qui prospèrent, mais ceux avec des modèles de revenus simples et robustes, soutenus par des services produits sophistiqués et une gestion opérationnelle minutieuse. La simplicité du modèle de revenus masque en réalité une grande complexité dans l'exécution, qui est le véritable facteur différenciant pour survivre et réussir à long terme.
marsbitIl y a 3 h