Fin 2026, l'ère des "Cygnes Noirs à Haute Fréquence" pour les matières premières
Un rapport de Citigroup souligne qu'à partir de la seconde moitié de 2026, le marché des matières premières pourrait entrer dans une ère de « cygnes noirs à haute fréquence », où les événements extrêmes deviendraient quasi-normaux sous l'effet conjugué de la géopolitique, du climat et des chocs technologiques.
Parmi les principaux risques de queue identifiés : une escalade du conflit américano-iranien pourrait entraîner une crise d'approvisionnement pétrolier prolongée, propulsant les prix du brut au-delà de 200 dollars le baril. Une intensification des tensions en Ukraine pourrait perturber davantage le marché du gaz naturel que celui du pétrole. Une course aux stocks de minéraux critiques par les gouvernements pourrait faire bondir le prix du cuivre au-dessus de 20 000 dollars la tonne. Un épisode El Niño extrême menace de faire remonter le cacao à 10 000 dollars la tonne. La bulle ou le succès de l'IA pourrait impacter différemment la demande d'électricité, de gaz et de métaux comme le cuivre. La signature du gazoduc « Force de Sibérie 2 » entre la Russie et la Chine pourrait créer une surabondance de GNL, faisant chuter les prix asiatiques. Enfin, une application extrême de la « doctrine Monroe » par les États-Unis, bloquant les exportations de pétrole des Amériques, pourrait déclencher une crise pétrolière majeure.
Le rapport souligne que l'or pourrait subir une correction à court terme avant de potentiellement doubler à long terme, porté par les achats des banques centrales et les inquiétudes géopolitiques. Ces scénarios, bien que de probabilité variable, visent à compléter les prévisions de base en envisageant des chocs de prix suffisamment importants pour rendre caduques les analyses traditionnelles de l'offre et de la demande.
marsbit07/24 08:22