Le soft fork anti-données indésirables de Bitcoin BIP110 : Rejeté massivement par les mineurs, voué à l'échec ?
L'article aborde la proposition BIP110, un soft fork controversé visant à limiter les transactions Bitcoin contenant des données interprétables par des logiciels externes, qualifiées de "spam" par ses partisans. L'auteur, Brandon Black, s'oppose fermement à cette initiative.
Il argue que le cœur de la valeur de Bitcoin réside dans son registre ouvert et anti-censure, où toute personne payant des frais peut écrire des données. Restreindre cet accès en fonction du contenu trahit ce principe fondamental, similaire à la liberté d'expression. Il souligne qu'il est impossible de distinguer clairement les transactions "monétaires" des autres, et que le protocole existe déjà des limites (taille des blocs, sigops) pour prévenir les abus et favoriser l'innovation de deuxième couche (comme Lightning Network).
Techniquement, le BIP110 imposerait des restrictions sévères sur la taille des scripts et les fonctionnalités de Taproot, avec un calendrier d'activation accéléré et un seuil de signalisation des mineurs abaissé à 55%. L'auteur critique cette approche comme étant irresponsable, précipitée et techniquement inefficace, notant que les utilisateurs visés ont déjà adapté leurs logiciels pour contourner ces limitations.
En conclusion, l'article estime que le BIP110, déjà massivement rejeté par les mineurs et la communauté, est voué à l'échec. Il tente l'impossible (contrôler l'usage d'un registre ouvert) pour résoudre un problème déjà géré par le protocole, et menace la stabilité du réseau par son processus précipité. Bitcoin en sortirait renforcé par le rejet de cette modification.
marsbit07/16 01:34