Un cessez-le-feu sans confiance n'est qu'une pause
La trêve entre l'Iran et les États-Unis, annoncée en avril 2026 après quarante jours de conflit, reste extrêmement fragile en raison d’un manque structurel de confiance entre les deux parties. L’article retrace l’origine de cette dynamique en remontant à 1988, lorsque l’ayatollah Khomeini a établi une doctrine théologique autorisant l’État iranien à révoquer tout accord contraire à ses intérêts. Cette logique, toujours en vigueur, sape la crédibilité des engagements de Téhéran.
De l’autre côté, les États-Unis ont affaibli leur propre légitimité contractuelle en se retirant unilatéralement du JCPOA en 2018, puis en optant pour des sanctions maximales et des frappes militaires ciblées comme l’opération « Midnight Hammer » en 2025. Ces actions ont détruit le système de vérification de l’AIEA et rendu toute confiance mutuelle impossible.
La trêve actuelle, sans texte public ni mécanisme de vérification, n’est qu’une coquille vide. Aucune des deux parties ne croit en la parole de l’autre, car chacune place sa propre puissance — militaire ou théologico-politique — au-dessus du respect des engagements. Pour avancer, il faudrait reconnaître cette double faillite plutôt que de célébrer une victoire illusoire.
marsbit04/09 13:09