Claude Code annonce à peine un gros coup de rabot sur les prompts, et Opus 5 se fait pincer en flagrant délit de « rebond » !?
Et ce rebond n'est pas des moindres : 72%. (Rires)
Ces chiffres qui semblent se contredire viennent de mesures d'Anthropic et d'un internaute.
Il y a deux jours, Anthropic annonçait avoir supprimé plus de 80% du contenu des prompts système des modèles Opus 5, Fable 5 et d'autres.
Et juste après, l'internaute Chen Cheng (@chenchengpro) a « capturé le paquet » —
Il a intercepté et compté les prompts système réellement reçus par différents modèles, et résultat : Opus 5 est 72% plus long que Opus 4.8 ??

D'un côté, on supprime 80%, de l'autre, on rallonge de 72%.
Athropic, vos prompts, c'est un régime ou un repas en cachette... ?
Claude Code refond ses prompts, Anthropic supprime... supprime... supprime 80%
Parlons d'abord de ce qu'Anthropic a vraiment supprimé.
D'après l'article officiel, les premières versions de Claude Code incluaient dans le prompt système de nombreuses règles explicites, voire absolues, pour empêcher le modèle de faire des erreurs.
Par exemple, ne pas écrire de commentaires par défaut, ne pas écrire de chaînes de documentation multilignes, ne pas créer de plan ou d'analyse sauf demande de l'utilisateur.
Autrement dit, là où le modèle pouvait faillir, les humains ajoutaient une règle !!
Avec le temps, le prompt système derrière Claude Code est devenu un épais « manuel de conduite des employés ».
Cette méthode était utile pour les premiers modèles, mais avec l'amélioration de Claude, des problèmes sont apparus...
Le plus direct : les instructions provenant de différents endroits entraient facilement en conflit.
Face à ces informations redondantes voire contradictoires, Claude devait déjà passer du temps à décider qui écouter avant même de travailler !!

Alors Anthropic a décidé d'opérer Claude Code.
Un changement visible concerne les règles sur les commentaires et la documentation.
La longue liste d'interdictions (pas de commentaires par défaut, surtout pas de documentation multiligne, etc.) a été réduite à une phrase —
Écris du code qui respecte le style du code environnant, en termes de densité de commentaires, de conventions de nommage et d'idiomes.
Traduction pour les copains : regarde d'abord comment le projet est écrit, puis utilise ton jugement selon la situation~
Bien sûr, il y a eu beaucoup de changements similaires.
Le résultat, c'est qu'Anthropic a supprimé plus de 80% du contenu du prompt système des nouveaux modèles comme Opus 5, Fable 5...
Il est à noter que, selon les benchmarks de programmation d'Anthropic, cette réduction massive n'a pas entraîné de baisse de performance mesurable, donc pas trop d'inquiétude.
(Mais je me demande quand même... 80% des prompts coupés, et le modèle ne perd pas en performance, vraiment ???)

Avec cette cure d'amaigrissement, les règles d'ingénierie du contexte de Claude Code ont aussi été presque entièrement réécrites.
Pour les développeurs utilisant Claude Code ou développant des Agents basés sur Claude, Anthropic a donné des conseils plus concrets.
Je les ai rassemblés pour vous —
Simplifier CLAUDE.md : ne garder que les règles spécifiques au projet, supprimer ce que Claude peut découvrir par lui-même dans le code.
Décomposer les longues instructions en Skills : sauvegarder séparément les processus de revue de code, tests et déploiement, et les charger quand nécessaire.
Supprimer les instructions répétitives : une règle ne s'écrit qu'une fois. Ce qui est déjà dans la description d'un outil n'a pas besoin d'être répété dans le prompt système ou CLAUDE.md.
Réduire les exemples d'appel d'outils : préciser le sens des paramètres, les options et les résultats, réduire les exemples d'appel fixes.
Fournir directement des références exécutables : les développeurs peuvent donner à Claude des cas de test, du code existant, des prototypes HTML ou d'autres fichiers du projet pour référence, plutôt que de longues descriptions textuelles.
En résumé, la nouvelle approche d'Anthropic se résume en une phrase —
Moins donner à Claude un manuel d'employé exhaustif, mieux concevoir les outils, l'environnement et les limites de la tâche !!
Quelle restructuration massive des prompts...
L'internaute capture le paquet : Opus 5 est 72% plus long ???
Jusqu'ici, la grande restructuration des prompts de Claude Code semblait être un succès.
Mais des développeurs, voyant le « plus de 80% » annoncé par Anthropic, se sont posé une question simple —
Vraiment supprimé autant ? (Bonne question.jpg)
C'est ainsi que l'internaute Chen Cheng (@chenchengpro) a redirigé Claude Code CLI vers un serveur local et a extrait les prompts système réellement reçus par les différents modèles.
Et des données plutôt dramatiques sont apparues :
Opus 4.7 : 15225 caractères
Opus 4.8 : 4467 caractères
Opus 5 : 7694 caractères

Oui, en passant d'Opus 4.7 à Opus 4.8, le prompt système de Claude Code a subi une « coupe franche ».
De 15225 caractères, il est tombé à 4467, une sacrée perte de poids.
Mais avec le dernier Opus 5, le scénario s'inverse soudain —
Le prompt système qu'il reçoit réellement est passé de 4467 à 7694 caractères, soit une augmentation d'environ 72% par rapport à Opus 4.8 !!!
Donc, la grande cure d'amaigrissement des prompts de Claude Code a bien eu lieu, mais cette réduction massive s'est principalement produite lors de la phase Opus 4.8.
Après la sortie d'Opus 5, Anthropic a rajouté pas mal de contenu dans le prompt allégé...
Enquêtons plus loin !
En continuant à fouiller dans l'implémentation de Claude Code, l'internaute attentif a découvert un détail clé —
Chaque version contient en fait deux jeux de Prompts, et une fonction décide lequel envoyer au modèle en fonction de l'ID du modèle.
Sonnet, Haiku, Claude 3 et certaines anciennes versions d'Opus utilisent l'ancien Prompt plus détaillé ; les nouveaux modèles comme Opus 5, Fable 5 utilisent le nouveau Prompt considérablement allégé.

Autrement dit, Claude Code a bien retiré beaucoup d'anciennes règles pour les nouveaux modèles.
Mais avec Opus 5, le modèle a développé de nouveaux comportements, obligeant Anthropic à rajouter des contraintes plus ciblées.
Ainsi, le « plus de 80% supprimé » officiel et le « Opus 5 rallongé de 72% » mesuré par le développeur peuvent coexister.
Le premier chiffre décrit le changement global de Claude Code passant de l'ancien système de prompts au nouveau ; le second compare Opus 5 à son prédécesseur immédiat Opus 4.8.
Même après ce rallongement, les 7694 caractères d'Opus 5 ne représentent qu'environ la moitié de ceux d'Opus 4.7.
Alors, nouvelle question :
Qu'a bien pu écrire Anthropic dans ces quelques milliers de caractères en plus pour Opus 5 ?
En décomposant davantage, l'internaute attentif a découvert deux blocs principaux ajoutés exclusivement pour Opus 5 :
Delivering work : règles sur la façon de définir la portée de la tâche, de rendre compte de la progression et de livrer les résultats.
Corrections : restrictions sur la tendance du modèle à s'expliquer et se corriger de manière répétitive.
Les deux parties représentent environ 3755 caractères, couvrant largement la différence entre Opus 5 et Opus 4.8~
Quant à savoir pourquoi ces contenus ont été rajoutés pour Opus 5, c'est principalement lié au fait que le modèle est devenu plus proactif —
D'après le guide de prompts publié par Anthropic, Opus 5 aime davantage rendre compte de sa progression lors de l'exécution d'une tâche, génère des réponses et une documentation généralement plus longues, et est plus enclin à appeler des sous-Agents, à élargir la portée des tâches et à vérifier les résultats de manière répétée.
Pour des tâches longues et complexes, ces habitudes peuvent être utiles.
Mais si l'utilisateur veut juste modifier quelques lignes de code, et qu'Opus 5 monte une équipe de sous-Agents et vérifie plusieurs fois, la consommation de Tokens et le temps d'attente augmentent...
D'où l'ajout d'exigences plus ciblées dans le nouveau prompt : quand il est approprié d'appeler un sous-Agent, à quelle fréquence rendre compte, où arrêter la tâche, et comment contrôler la longueur finale de la sortie.
Ainsi, les chiffres apparemment contradictoires s'expliquent.
Ce que Claude Code a supprimé, ce sont surtout les règles opérationnelles fastidieuses laissées aux anciens modèles, tandis que les 72% rajoutés pour Opus 5 servent principalement à encadrer les comportements proactifs du nouveau modèle devenu plus puissant.
Plus le modèle peut travailler seul, moins les humains ont besoin de le guider pas à pas, mais plus le modèle devient autonome, plus il faut tracer à l'avance une ligne sur ce qu'il peut faire de son initiative, et où s'arrêter.
Vu sous cet angle, les prompts de Claude Code ont bien maigri, c'est juste qu'Opus 5 a pris du muscle ailleurs.
Décidément, même l'IA n'échappe pas à cette règle : les vieux défauts disparaissent, et les nouveaux apparaissent précisément ailleurs. (doge)
Liens de référence :
[1]https://x.com/chenchengpro/status/2081339012632215684
[2]https://claude.com/blog/the-new-rules-of-context-engineering-for-claude-5-generation-models
Cet article provient du compte WeChat officiel « Quantum Bits », auteur : Suivre les technologies de pointe





