Le marché semble toujours incapable de reprendre son souffle.
Au premier semestre 2025, la guerre des tarifs a dominé les gros titres. La montée du FUD (peur, incertitude et doute) lié au « Jour de la Libération » a déclenché une forte vente au premier trimestre, réduisant la capitalisation boursière totale du marché crypto de 18 %. Cela représente une sortie de fonds stupéfiante de 500 milliards de dollars.
Alors que nous entrions dans la seconde moitié de l'année, le quatrième trimestre a débuté avec un FUD similaire. En fait, le Bitcoin [BTC] a chuté de 25 % jusqu'à présent, suite aux guerres tarifaires de Trump début octobre. Maintenant, il semble qu'une autre guerre donne déjà le ton pour le premier trimestre 2026.
La hausse de l'argent s'intensifie, ajoutant une pression sur les marchés du Bitcoin
L'élan récent du marché a été assez unilatéral.
Pour étayer cela, les actifs traditionnels montrent clairement le changement. L'or, l'argent et le platine progressent tous ensemble, atteignant de nouveaux sommets. Prenons l'exemple de l'argent – il a augmenté de 70 % au quatrième trimestre, atteignant un record historique de 79 dollars l'once.
Sans aucun doute, cette flambée a drainé les capitaux du Bitcoin. Cependant, il ne s'agit pas seulement d'une divergence aléatoire. Le marché semble entrer dans une véritable « guerre des métaux », la Chine étant une fois de plus au centre de l'attention.
Le 1er janvier, les restrictions à l'exportation de l'argent par la Chine entreront en vigueur.
Pourquoi c'est important – La Chine contrôlant 60 à 70 % de l'offre mondiale, cette décision pourrait bouleverser le marché, créant un déséquilibre classique entre l'offre et la demande. Surtout après que la demande d'argent en 2025 a bondi à 1,24 milliard d'onces.
Dans ce contexte, la récente hausse des prix de l'argent commence à prendre sens. Cependant, n'est-ce que le début ? Si oui, où cela laisse-t-il le Bitcoin, qui connaît déjà un manque d'intérêt institutionnel malgré sa « baisse » de 25 % au T4 ?
Les institutions privilégient l'argent, laissant le BTC dans la poussière
Il semble que les investisseurs américains anticipent cette configuration.
Sur la chaîne, l'indice de prime Coinbase (CPI) du Bitcoin continue de s'enfoncer dans le rouge, signalant un net manque d'achats de la part des investisseurs basés aux États-Unis. Par ailleurs, un FNB présentant de fortes sorties de fonds montre également une tendance similaire.
Au contraire, la demande institutionnelle pour l'argent a bondi. Les analystes estiment que 50 à 60 % de l'offre totale d'argent est désormais détenue par des poids lourds institutionnels. Dans cette configuration, l'interdiction de la Chine ne fait qu'inciter davantage les acheteurs à constituer des stocks.
Hecla Mining [HL], le plus grand producteur d'argent américain, illustre également cette tendance.
Techniquement, les actions HL sont en hausse, ayant grimpé de 170 % sur les deux derniers trimestres. Le quatrième trimestre à lui seul a ajouté plus de 66 %, portant sa capitalisation boursière de 320 milliards de dollars à 1 200 milliards de dollars au moment de la rédaction. C'est un signe clair de forte demande.
Ainsi, avec l'interdiction de la Chine qui resserre l'offre, les métaux prennent la tête, et les mineurs comme Hecla profitent de la hausse. Au contraire, le Bitcoin reste bloqué, cette « guerre des métaux » donnant un ton baissier au BTC à l'approche de 2026.
Réflexions finales
- La demande institutionnelle afflue vers l'argent, 50 à 60 % de l'offre étant détenue par des poids lourds.
- Les actions HL ont grimpé de 170 % sur deux trimestres alors que les contrôles à l'exportation de la Chine devraient resserrer l'offre.







