Alors qu'OpenAI ajuste sa stratégie vidéo, Sam Altman tourne son regard vers le domaine plus ambitieux des « essaims d'agents intelligents ». Selon une récente divulgation du Wall Street Journal, OpenAI a secrètement investi dans une startup d'IA nommée Isara. Le profil de cette jeune entreprise est particulièrement remarquable : ses fondateurs sont deux chercheurs en IA âgés de seulement 23 ans, Eddie Zhang et Henry Gasztowtt. Bien que la société n'ait été créée qu'en juin dernier à San Francisco, elle a déjà réussi à attirer une dizaine de talents de recherche d'élite provenant de Google, Meta et d'OpenAI elle-même, formant ainsi une « unité d'élite » aux solides antécédents techniques.
Refonte de la logique collaborative : faire « dialoguer » des milliers d'agents IA
La vision centrale d'Isara est de construire un système logiciel capable de coordonner le travail collaboratif de milliers d'agents IA (Agents). Dans le paysage technologique actuel, bien que puissant, un assistant IA unique montre souvent ses limites face à des problèmes industriels de grande envergure, comme le développement de biotechnologies ou la modélisation financière complexe. La difficulté qu'Isara tente de surmonter est de permettre à ces « armées de robots » de communiquer efficacement et de répartir les tâches. Grâce à son architecture sous-jacente développée, des agents IA aux fonctions différentes peuvent, telles une armée bien entraînée, aligner automatiquement leurs objectifs, échanger des données et résoudre des problèmes en chaîne dans des processus sectoriels complexes.
Du laboratoire à la pointe industrielle : ouvrir un nouveau paradigme de R&D autonome
Cette technologie d'« essaim d'agents intelligents » est considérée comme une étape clé vers l'intelligence artificielle générale (IAG). Le soutien d'OpenAI cette fois-ci n'est pas seulement un apport financier, il signifie également la reconnaissance par un géant du secteur de la voie de « l'intelligence distribuée ». Dans le domaine biomédical, cette technologie peut permettre à une armée IA de simuler simultanément des milliers de voies de repliement des protéines, un « agent coordinateur » spécialisé en tirant ensuite les conclusions ; dans le secteur financier, elle peut relier en temps réel les données des marchés mondiaux pour effectuer des tests de résistance. Cette transformation technologique menée par de jeunes gens de 23 ans tente de prouver que la prochaine percée de l'IA ne réside pas dans l'agrandissement des modèles, mais dans leur capacité à mieux travailler en groupe.





