OpenAI mange-t-il la couche application ? a16z affirme que les véritables opportunités se trouvent au-delà des modèles généraux
Alors que les capacités des grands modèles de langage s'améliorent, une inquiétude émerge dans la couche applicative de l'IA : les sociétés de modèles comme OpenAI ou Anthropic, avec leurs avantages en matière de modèle, de distribution et de marque, risquent-elles d'absorber tout l'espace des applications ? L'associé d'a16z, Joe Schmidt, répond à cette question en utilisant la métaphore de la « Route de briques jaunes » du *Magicien d'Oz*.
Il distingue deux catégories d'opportunités. La première, la « Route de briques jaunes », est celle que les laboratoires de grands modèles investissent directement : la génération de code, d'écrits, d'images, les assistants génériques. La seconde, « le reste du pays d'Oz », représente les scénarios verticaux complexes, intégrés aux processus métiers, dépendant de flux de travail spécifiques, de données, de conformité et d'intégrations système.
Pour Schmidt, la vraie opportunité pour les startups réside dans ce second domaine. Les entreprises paient pour des systèmes responsables de résultats concrets, capables de gérer des données désordonnées, des validations multiples, des cas limites, la conformité, et l'optimisation des coûts face à l'évolution des modèles.
L'article souligne que si les modèles sous-jacents deviendront plus puissants et interchangeables, la valeur durable proviendra des données, processus, connaissances métier et « mémoire opérationnelle » accumulés autour de flux de travail spécifiques. Les startups doivent éviter la route concurrentielle des modèles et se concentrer sur les domaines « plus sales, plus lents, mais plus proches de la valeur commerciale réelle ».
L'analyse est illustrée par des exemples concrets dans les ventes (avec la startup 11x) et l'assurance (avec FurtherAI), montrant comment la création de systèmes verticaux, l'optimisation des coûts, la gestion de la gouvernance et l'apprentissage continu à partir des données métier constituent des avantages compétitifs durables face aux laboratoires généralistes.
En somme, la prochaine génération de logiciels d'entreprise se construira « ailleurs dans le pays d'Oz », en se positionnant comme la couche indispensable qui intègre et opérationnalise les modèles d'IA au cœur des processus métiers complexes.
marsbitIl y a 1 h