Tout peut être « sémaglutidé » : L'efficacité avant tout, marchés prédictifs, économie du sensationnalisme et guerre
L'analyste macro Kyla Scanlon dénonce la quête effrénée d'optimisation personnelle ("Ozempicization") comme une réponse au désespoir économique et à la perte de contrôle dans la société moderne. Elle argue que cette obsession pour les "solutions rapides" – des médicaments comme l'Ozempic aux marchés prédictifs en passant par le bio-hacking – ne résout pas les problèmes systémiques mais crée une dépendance à des outils qui exploitent le désespoir.
Scanlon souligne un glissement vers un "capitalisme de la croyance" où les récits (narratifs) remplacent les fondamentaux, comme on le voit dans les cryptomonnaies et les marchés prédictifs. Elle utilise l'exemple de la "sphère masculine" ("manosphere") pour illustrer comment ce désespoir est monétisé via l'extraction de valeur et l'économie du spectacle.
Enfin, elle note que cette recherche de contrôle individuel est une réaction compréhensible à l'effondrement des institutions et à l'instabilité géopolitique, mais que les vraies solutions résident dans un travail collectif et systémique, et non dans des optimisations individuelles illusoires. Le véritable espoir, conclut-elle, réside dans la construction d'institutions fonctionnelles et d'une gouvernance efficace, et non dans la persuasion du désespoir.
marsbit03/29 01:18