Le régulateur national des valeurs mobilières espagnol, la Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV), a publié une FAQ dédiée expliquant comment il entend appliquer sur le terrain le Règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) de l'Union européenne.
Le document décrit ce à quoi les entreprises de crypto peuvent s'attendre en matière d'autorisations, de notifications, de conduite au quotidien et de régime transitoire, poussant les plateformes vers une décision claire de « se conformer ou quitter » à l'entrée en vigueur de MiCA.
Cette initiative place l'Espagne aux côtés d'autres États membres de l'UE, comme l'Italie, qui utilisent activement les flexibilités transitoires de MiCA plutôt que de permettre une incertitude réglementaire prolongée.
La CNMV détaille les approbations MiCA
La FAQ de la CNMV sur MiCA guide les prestataires de services sur actifs cryptographiques (PSAC) à travers les principales questions concernant l'obtention d'une autorisation en Espagne, en clarifiant comment les procédures nationales s'articulent avec MiCA.
Elle précise quelles entreprises sont concernées, comment MiCA interagit avec les enregistrements nationaux existants, et comment les entités doivent aborder les processus d'autorisation et de notification que la CNMV a déjà mis en place.
La FAQ explique également comment les notifications liées à l'autorisation et les activités transfrontalières doivent être gérées pendant la période transitoire, en soulignant que les entreprises doivent prendre les délais de transition au sérieux.
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Opérer pendant la transition
En vertu de MiCA, les États membres peuvent autoriser les prestataires existants à continuer à opérer pour une période transitoire limitée, jusqu'au 1er juillet 2026, ou jusqu'à ce qu'ils obtiennent ou se voient refuser une autorisation, selon la première éventualité. Cependant, l'Espagne a opté pour une période transitoire raccourcie se terminant le 30 décembre 2025.
Les entités bénéficiant de la transition doivent obtenir l'autorisation MiCA avant cette date si elles souhaitent continuer à fournir des services sur actifs cryptographiques concernés en Espagne.
Les entreprises qui ne le feront pas ne seront plus autorisées à opérer, et une activité continue sans autorisation constituerait une violation des règles MiCA. Les entreprises doivent être prêtes à adapter leurs modèles ou à cesser leurs activités en fonction du résultat de leur processus d'autorisation.
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Un resserrement plus large de la supervision
La FAQ est accompagnée de nouveaux critères sur la façon dont MiCA s'appliquera aux fonds, aux véhicules de capital-risque et aux entités MiFID II, ainsi que de directives mises à jour sur le moment où les influenceurs liés aux investissements sont considérés comme exerçant une activité d'acquisition de clientèle. Le régulateur présente ces mesures comme faisant partie d'un effort plus large pour renforcer la protection des investisseurs à l'entrée en vigueur de MiCA.
Cette initiative fait suite à une action similaire en Italie, où le régulateur italien CONSOB a fixé une date limite au 30 décembre 2025 pour que les PSAP existants demandent une autorisation de type MiCA ou se retirent, avec une opération transitoire autorisée uniquement pour ceux qui déposent une demande et, en tout état de cause, au plus tard le 30 juin 2026.
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