Michael Saylor : J'ai bien dit que je vendrais du Bitcoin, mais c'est pour en acheter plus
Michael Saylor, président exécutif de MicroStrategy, clarifie sa récente déclaration sur la vente potentielle de bitcoin. Lors d'un appel sur les résultats, la société a mentionné qu'elle pourrait vendre du bitcoin pour payer les dividendes de son instrument de crédit numérique STRC, ce qui a suscité des débats.
Saylor explique que l'objectif n'est pas d'être un vendeur net de bitcoin. Au contraire, MicroStrategy utilise le bitcoin comme "capital numérique" à haute appréciation (environ 40% par an) pour créer des outils de crédit comme le STRC. En émettant du STRC, la société lève des fonds pour acheter davantage de bitcoin. Les dividendes sont payés en capitalisant sur les plus-values du bitcoin. Par exemple, après avoir levé 3,2 milliards de dollars via le STRC en avril, le dividende à payer n'était que de 80-90 millions de dollars, ce qui signifie un achat net massif de bitcoin.
Il souligne que le "taux d'équilibre" est d'environ 2,3%. Tant que la dette émise via le STRC reste inférieure à ce pourcentage des réserves de bitcoin et que le bitcoin s'apprécie d'au moins 2,3% par an, la société peut payer les dividendes tout en restant un acheteur net accumulant constamment du bitcoin. Saylor réitère sa philosophie : "Ne soyez jamais un vendeur net de bitcoin. À la fin de chaque année, vous devriez avoir plus de bitcoin qu'au début."
Il présente le STRC comme un produit de crédit performant (ratio de Sharpe de 3, rendement de 11-12%), adossé à du bitcoin surcollatéralisé. Cette innovation démontre, selon lui, que l'application phare du bitcoin est de servir de collatéral pour le crédit numérique, un marché en pleine expansion. MicroStrategy est devenu le plus grand émetteur de crédit prioritaire aux États-Unis cette année.
Concernant l'impact sur le prix du bitcoin, Saylor estime que le marché est trop liquide (des centaines de milliards de dollars échangés quotidiennement) pour qu'aucun acteur, même MicroStrategy, ne puisse le manipuler. Les principaux moteurs sont les facteurs macroéconomiques et géopolitiques. Il conclut que le bitcoin continuera sa progression ("grind up") grâce à l'adoption continue, les flux de capital et l'innovation du crédit numérique, les conditions macro influençant principalement le rythme de cette hausse.
marsbitIl y a 1 h