Le marché de la cryptographie au Q1 est-il condamné à subir des pressions ? Les progrès de la loi CLARITY sont un élément clé

marsbitPublié le 2026-01-13Dernière mise à jour le 2026-01-13

Résumé

Le projet de loi CLARITY, visant à clarifier le cadre réglementaire des actifs numériques aux États-Unis, est actuellement bloqué au Sénat après son introduction à la Chambre des représentants en mai 2025. Les acteurs du marché s'inquiètent de l'absence de progrès significatifs au premier trimestre, ce qui pourrait compromettre son adoption. Plusieurs raisons expliquent cette pression : la fenêtre législative structurellement limitée du Sénat en janvier-février, le caractère complexe et controversé du texte, et les risques liés aux élections de mi-mandat. Si le projet n'avance pas rapidement, il pourrait être reporté, modifié en profondeur ou même remplacé après le scrutin. Le texte, qui vise à restreindre le pouvoir discrétionnaire des régulateurs comme la SEC, rencontre une opposition plus forte si les Démocrates renforcent leur position au Sénat, ceux-ci privilégiant une approche réglementaire plus flexible et fondée sur les lois existantes. Cette incertitude réglementaire contribue à la morosité du marché des cryptomonnaies.

L'objectif de la loi CLARITY est de fournir une "clarté sur les limites de la régulation" pour le marché américain des actifs numériques (actifs cryptographiques). Présentée à la Chambre des représentants le 29 mai 2025, principalement par le Rep. French Hill, elle est actuellement bloquée au stade "réception par le Sénat et renvoi en commission". Le marché craint unanimement que si la loi CLARITY ne progresse pas de manière significative au Q1, plus le temps passe, plus la situation deviendra défavorable !

Les raisons sont multiples :

Janvier est l'une des rares fenêtres législatives structurelles disponibles pour le Sénat


Chaque année, de janvier à mars, c'est la période principale où le Sénat traite des projets de loi complexes et non urgents. CLARITY étant un projet de loi sur la structure de marché "hautement complexe + très controversé + non urgent", il est naturellement relégué en priorité basse. S'il ne fait pas l'objet d'une avancée substantielle en janvier (comme des actions claires au niveau de la commission), il risque facilement d'être "naturellement évincé" par le calendrier législatif global.

CLARITY n'est pas un correctif politique, mais une "refonte des pouvoirs de régulation"
Ce type de projet de loi se caractérise par : une progression lente, des demandes répétées de modifications, et une propension élevée à être reporté, plutôt qu'à être rejeté.

S'il est reporté après les élections de mi-mandat, les variables augmenteront considérablement


Les élections de mi-mandat = une remise à zéro de la structure du pouvoir au Congrès. Les projets de loi en cours mais non finalisés voient leurs prioritres réévaluées. Un projet de loi comme CLARITY, qui n'est pas entré en vigueur, n'a pas formé un fort consensus bipartisan et dépend fortement du soutien actuel de la commission, risque fort d'être "réévalué", voire rédigé à nouveau, après un changement de structure du pouvoir.

Si les démocrates prennent l'avantage lors des élections de mi-mandat, la probabilité d'adoption sera encore plus faible La position dominante des démocrates tend plutôt à : renforcer la couverture de la loi sur les valeurs mobilières, préserver la flexibilité d'interprétation des agences de régulation, et être très prudente face à "limiter l'espace des agences d'application de la loi par la législation".
Or, l'effet central de CLARITY est de : figer à l'avance certaines limites de la régulation, de limiter la "régulation par l'application", et de réduire le pouvoir discrétionnaire de la SEC dans les zones grises. Par conséquent, dans un environnement sénatorial dominé par les démocrates, CLARITY risque plus probablement de : subir des modifications substantielles (une réécriture de fond), être décomposé en plusieurs sous-projets de loi, ou être mis de côté pendant une longue période.

Comprenez-vous maintenant l'attention et l'anxiété des acteurs de la cryptographie aux États-Unis concernant la loi CLARITY, ainsi que la morosité actuelle du marché des cryptomonnaies ?

Questions liées

QQuel est l'objectif principal du projet de loi CLARITY aux États-Unis ?

ALe projet de loi CLARITY vise à fournir une 'clarté sur les limites de la réglementation' pour le marché des actifs numériques (crypto-actifs) aux États-Unis.

QPourquoi la période de janvier à mars est-elle cruciale pour l'avancement du projet de loi CLARITY ?

AJanvier à mars est la période principale où le Sénat traite des projets de loi complexes et non urgents. S'il ne progresse pas substantiellement en janvier, il risque d'être 'naturellement évincé' par le calendrier législatif global.

QQuel est l'impact probable des élections de mi-mandat sur le projet de loi CLARITY ?

ALes élections de mi-mandat réinitialisent la structure du pouvoir au Congrès. Les projets de loi non aboutis, comme CLARITY, sont susceptibles d'être 'réévalués', voire réécrits à nouveau, en raison du changement de majorité.

QPourquoi le projet de loi CLARITY aurait-il moins de chances d'être adopté si les Démocrates dominent le Sénat après les élections ?

ALes Démocrates privilégient le renforcement de l'application des lois sur les valeurs mobilières et sont réticents à limiter l'espace d'action des autorités de régulation. CLARITY, qui restreint le pouvoir discrétionnaire de la SEC, serait probablement modifié de manière substantielle, décomposé ou mis de côté.

QEn quoi le projet de loi CLARITY est-il plus qu'un simple 'correctif politique' ?

ACLARITY n'est pas un simple correctif politique, mais une 'restructuration du pouvoir réglementaire'. Il s'agit d'une refonte fondamentale qui définit à l'avance les limites de la réglementation et réduit la marge de manœuvre des agences de régulation comme la SEC.

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