L'Inde a introduit des règles très strictes pour les plateformes d'échange de cryptomonnaies et leurs utilisateurs. Ces règles ont été émises par l'Unité de renseignement financier de l'Inde (FIU), qui vise à réduire la fraude, le blanchiment d'argent et l'utilisation abusive des cryptomonnaies après plusieurs piratages majeurs d'échanges et incidents de sécurité.
Ce que les nouvelles règles KYC de l'Inde exigent des utilisateurs
Les nouvelles règles KYC stipulent que pour utiliser une plateforme d'échange de cryptomonnaies en Inde, vous devez les respecter.
- Prendre un selfie en direct (avec clignement des yeux ou mouvement de la tête) pour prouver votre présence physique.
- Fournir des pièces d'identité gouvernementales, comme Aadhar, un passeport ou une carte d'électeur.
- Effectuer un test de transaction bancaire avant de pouvoir trader.
- Autoriser les plateformes à enregistrer l'adresse IP, la localisation, les détails de l'appareil et l'horodatage de la connexion.
Cette initiative du gouvernement rend la création de faux comptes et l'usurpation d'identité beaucoup plus difficiles. Les utilisateurs à haut risque doivent mettre à jour leur KYC tous les 6 mois, et tous les autres utilisateurs doivent le mettre à jour une fois par an. Le KYC n'est donc plus un processus unique.
La raison derrière ces nouvelles règles est de prévenir les piratages majeurs des plateformes. Récemment, Wazirx a perdu 235 millions de dollars en 2024, et Coindcx a perdu 44 millions de dollars dans une faille en 2025. Ces incidents ont sonné l'alarme sur la sécurité des plateformes et les risques de criminalité financière. Les autorités fiscales et les régulateurs indiens estiment que l'anonymat des cryptomonnaies facilite l'évasion fiscale et qu'il est difficile de suivre qui en est propriétaire et d'où proviennent les bénéfices. Ainsi, ces nouvelles règles permettent d'identifier clairement les détenteurs de crypto et de suivre les plus-values.
Les règles crypto les plus strictes de l'Inde augmentent les coûts pour les plateformes et la sécurité pour les utilisateurs
Dans l'ensemble, l'Inde dispose déjà des marchés crypto les plus réglementés. Une taxe de 30% sur les bénéfices crypto, et les entreprises du secteur sont classées sous les lois anti-blanchiment avec une inscription obligatoire auprès de la FIU. Les règles de l'Inde sont plus strictes que celles d'autres pays. L'UE se concentre sur la déclaration et les transferts, tandis que les États-Unis se concentrent sur la conformité AML, et la Corée du Sud utilise des comptes bancaires à nom réel. Mais en Inde, elle combine les trois, comme la biométrie en direct, le suivi de localisation et la liaison bancaire obligatoire.
Selon les nouvelles règles adoptées, les plateformes crypto doivent mettre à niveau leur technologie. Elles doivent ajouter un logiciel de détection de présence et intégrer un système de géolocalisation. Cela augmente les coûts et la complexité, surtout pour les petites plateformes. D'un autre côté, les utilisateurs peuvent ressentir une certaine gêne lors de l'inscription, qui peut prendre plus de temps, et certains utilisateurs soucieux de leur vie privée peuvent être mal à l'aise. Cependant, cela peut améliorer la sécurité et réduire les risques de fraude.
Globalement, l'Inde n'interdit pas la crypto, mais elle veut une traçabilité complète des utilisateurs pour éviter les activités anonymes. Désormais, chaque compte crypto doit être clairement lié à une personne réelle et à ses véritables comptes bancaires.
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