Une nouvelle menace pèse sur les détenteurs de cryptomonnaies en France, car des malfaiteurs ont eu accès aux informations personnelles d'un grand nombre de contribuables.
Un pirate informatique utilisant le pseudonyme Zerobytes a réussi à dérober les données de 678 438 contribuables, extraites du site de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). Selon des rapports locaux, le malfaiteur affirme avoir réussi à pirater des serveurs internes en utilisant un outil de recherche interne via un VPN.
L'accès a été coupé au criminel, qui semble également avoir été impliqué dans des attaques précédentes contre des institutions françaises, et il n'a pas pu récupérer toutes les données des contribuables de la DGFiP. Néanmoins, le fichier est vendu à des parties intéressées pour quelques milliers d'euros.
La DGFiP a confirmé que l'attaque a eu lieu le 12 juin, soulignant qu'elle avait « immédiatement interrompu l'accès à tous les comptes utilisés dans les incidents identifiés », mais que « les mesures de contrôle d'accès prises dans ce cas n'ont pas permis de détecter que ces intrusions avaient conduit à un vol de données, en raison de la sophistication de l'attaque ».
L'administration a également précisé que les données nécessaires pour accéder au site n'avaient pas été compromises, et a annoncé la mise en œuvre de nouvelles mesures de sécurité pour prévenir de telles fuites à l'avenir.
« La semaine prochaine, la DGFiP contactera directement chacune des personnes physiques et des professionnels concernés. Ils recevront une information individualisée par courriel ou par courrier postal précisant les données qui ont probablement été consultées ou extraites, ainsi que, le cas échéant, les précautions à prendre », a conclu l'administration.
Les détenteurs français de cryptomonnaies ont exprimé leur inquiétude sur les réseaux sociaux, craignant que cette nouvelle fuite ne déclenche de nouvelles « attaques par clé » contre eux. La France est devenue un terreau fertile pour ce type de crimes après qu'un fonctionnaire des impôts aurait, selon les allégations, vendu des données sur des détenteurs de cryptomonnaies à haut statut.
Alexandre Stachtchenko, responsable de la stratégie et de la communication de l'entreprise Bitstack, a appelé à un moratoire sur la collecte de données personnelles par les institutions publiques, soulignant que la France a mis les contribuables en danger.
« Exigez un moratoire : arrêtez la collecte de données tant que l'État n'apprend pas à protéger ce qu'il détient. Contactez vos députés. Partagez cette information. Le droit à la vie privée est une liberté fondamentale qui doit être garantie », a-t-il souligné.
En avril, 88 personnes avaient été mises en examen en France dans 12 affaires d'enlèvements liés aux cryptomonnaies ; à cette date, 41 agressions avaient été enregistrées.






