Les banques de l'UE en mode FOMO : les accords crypto s'intensifient avant l'euro numérique

bitcoinistPublié le 2026-03-03Dernière mise à jour le 2026-03-03

Résumé

Les grandes banques européennes, dont ING, UniCredit, CaixaBank et BBVA, accélèrent leurs projets cryptos en développant, via la coentreprise Qivalis, un stablecoin en euros conforme au règlement MiCA pour 2026. Cette initiative, soutenue par 12 établissements, vise à offrir une alternative régulée aux stablecoins libellés en dollars, adossée à des réserves liquides et conçue pour les paiements sur blockchain, le trading crypto et la tokenisation d’actifs. Alors que la BCE prépare son pilote d’euro numérique pour 2027, les banques positionnent leur solution comme complémentaire, répondant à la demande croissante pour des actifs digitaux tout en respectant un cadre réglementaire strict. Cette dynamique illustre la volonté des institutions traditionnelles de s’imposer dans la finance décentralisée plutôt que de la subir.

Les grandes banques de l'UE, dont ING, UniCredit, CaixaBank et BBVA, ne se contentent plus de simplement parler d'un euro numérique : elles sont devenues plus audacieuses et sont désormais en course pour trouver des partenaires crypto afin de lancer un stablecoin en euros de qualité bancaire en 2026, alors qu'elles se préparent pour le pilote de l'euro numérique de la Banque centrale européenne (BCE) en 2027.

Stablecoin bancaire contre Euro numérique

Le projet d'euro numérique de la BCE a clairement élargi les horizons de certains prêteurs de premier plan, au point que beaucoup d'entre eux misent désormais sur une voie différente. Par le biais d'une coentreprise appelée Qivalis, créée à Amsterdam par plusieurs grandes banques européennes, elles prévoient d'émettre un stablecoin indexé sur l'euro et conforme à MiCA au second semestre 2026, se positionnant ainsi avant le pilote de l'euro numérique de la BCE. Plutôt que de s'appuyer uniquement sur l'option plus conservatrice de la banque centrale qu'est le CBDC émis par la BCE, Qivalis offre une alternative soutenue par les banques : un jeton de monnaie électronique entièrement réservé, soutenu par les grands prêteurs commerciaux, conçu avant tout pour les paiements on-chain, le trading crypto et le règlement d'actifs tokenisés.

Une alternative réglementée et domestique pour l'UE

Comme l'a expliqué Jan Sell, PDG de Qivalis, dans une récente interview avec le média espagnol CincoDías, la coentreprise est déjà en pourparlers avancés avec plusieurs exchanges crypto, market makers et fournisseurs de paiement pour distribuer le jeton dès le premier jour. Selon Sell, le consortium s'est élargi à 12 banques et positionne son stablecoin en euro comme une alternative réglementée et conforme à MiCA aux stablecoins libellés en dollars, adossé 1:1 à de la trésorerie et à de la dette gouvernementale européenne à court terme, offrant une convertibilité 24/7 pour les utilisateurs institutionnels et de détail.

Une perspective plus large avec la Crypto

Qivalis n'est pas une expérience isolée : son existence est un exemple paradigmatique de la façon dont les prêteurs traditionnels européens modifient leur approche des actifs numériques. Ces dernières années, ne voulant pas être laissés pour compte ou perdre face aux alternatives crypto décentralisées, et sous la pression de la demande des clients et d'une réglementation plus stricte, les grandes banques et institutions d'épargne ont déployé des services de garde de crypto, des pilotes de trading et des projets de tokenisation, comme en témoignent les prêteurs allemands explorant les services crypto ou les banques françaises et italiennes soutenant le plan d'euro numérique de la BCE tout en faisant pression sur les coûts et la conception.

Les établissements traditionnels européens semblent avoir réalisé qu'au lieu de combattre la finance on-chain depuis la touche et de disparaître en arrière-plan des nouveaux paradigmes, ils ont tout intérêt à essayer de reconstruire le système selon leurs propres termes.

Tendances du prix du Bitcoin vers le bas sur le graphique quotidien. Source : Graphique BTCUSD sur Tradingview

Image de couverture de ChatGPT, graphique XRPUSD de Tradingview

Questions liées

QQuelles sont les principales banques de l'UE mentionnées dans l'article qui se lancent dans les stablecoins ?

ALes principales banques mentionnées sont ING, UniCredit, CaixaBank et BBVA. Elles font partie d'un consortium de 12 banques via la coentreprise Qivalis.

QQuel est l'objectif principal du stablecoin euro proposé par Qivalis ?

AL'objectif principal est de créer un jeton de monnaie électronique entièrement garanti, conçu pour les paiements sur chaîne, le trading de crypto-monnaies et le règlement d'actifs tokenisés.

QEn quoi le stablecoin de Qivalis se différencie-t-il de l'euro numérique de la BCE ?

ALe stablecoin de Qivalis est une alternative soutenue par des banques commerciales, conforme à MiCA, adossé 1:1 à des liquidités et de la dette publique européenne à court terme, tandis que l'euro numérique de la BCE est une option plus conservatrice de monnaie numérique de banque centrale.

QQuand Qivalis prévoit-il de lancer son stablecoin et quel est le calendrier par rapport au pilote de la BCE ?

AQivalis prévoit de lancer son stablecoin conforme à MiCA au second semestre 2026, se positionnant ainsi avant le pilote de l'euro numérique de la BCE prévu pour 2027.

QPourquoi les banques européennes traditionnelles adoptent-elles une nouvelle approche des actifs numériques selon l'article ?

ASous la pression de la demande des clients et d'une réglementation plus stricte, et ne voulant pas être laissées pour compte face aux alternatives crypto décentralisées, elles cherchent à reconstruire le système financier à leurs propres conditions.

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