Pavel Dourov a été déclaré recherché internationalement, a annoncé le FSB. Le fondateur de Telegram est accusé dans le cadre d'une affaire pénale pour complicité d'activités terroristes.
Le service a souligné que de nombreux canaux, chats et bots du messager sont activement utilisés par les services spéciaux ukrainiens, des terroristes et des extrémistes pour préparer des sabotages et des meurtres de masse sur le territoire russe. Selon le FSB, tous ces groupes sur Telegram n'ont toujours pas été supprimés.
Recrutement via « Daivintchik »
Selon la version du FSB, les services spéciaux ukrainiens recrutent des Russes pour commettre des sabotages et des actes terroristes via un chat-bot sur Telegram appelé « Daivintchik ». C'est par ce canal qu'une partie des crimes évoqués ensuite par le service aurait été coordonnée.
46 interpellés
En un an, le FSB, conjointement avec le Comité d'enquête et le Ministère de l'intérieur, a interpellé 46 personnes âgées de 12 à 22 ans. Les arrestations ont eu lieu dans plusieurs régions :
- Oblast de Léningrad
- Tchouvachie
- Kraï de l'Altaï
- Oblast de Moscou
- Oblast de Riazan
- Oblast de Sverdlovsk
Selon les enquêteurs, tous les interpellés ont commis des crimes sur ordre de services spéciaux ennemis. Entre autres, ils ont attaqué des forces de l'ordre et ont servi de coursiers, transférant en Ukraine l'argent de Russes trompés.
Affaires pénales et blocage du bot
Le Comité d'enquête a engagé une série de poursuites pénales à l'issue de l'enquête. C'est dans le cadre de l'une d'elles que Pavel Dourov a été inculpé pour complicité d'activités terroristes et déclaré recherché.
Par ailleurs, le FSB a rappelé que dès fin décembre 2025, le chat-bot « Daivintchik » avait été inscrit au registre des sites interdits de Roskomnadzor – en raison de la présence de matériel à caractère pédopornographique et de propagande LGBT (mouvement reconnu comme extrémiste et interdit en Russie). Malgré cela, selon le service, les informations illégales du bot n'ont toujours pas été supprimées.
L'affaire de complicité d'activités terroristes fait suite aux critiques antérieures des autorités russes concernant la politique de modération de Telegram. Le fondateur du messager n'a pour l'instant pas commenté les accusations portées contre lui.
L'opinion de l'IA
Du point de vue de l'analyse automatique des données, le conflit autour de Telegram s'inscrit dans un débat beaucoup plus large et ancien entre les États-nations et les plateformes de communication transfrontalières. Un scénario similaire s'est déjà déroulé en 2024, lorsque les autorités françaises ont placé Dourov en garde à vue pour des accusations de contrôle insuffisant de la plateforme sur les contenus illégaux – il s'agissait alors de trafic de stupéfiants et de fraude, et non de terrorisme.
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