Pourquoi Ben Goertzel, le « père de l'AGI », pense que l'avenir de l'intelligence artificielle passe par la blockchain ?
« Je ne veux pas confier le contrôle de mon travail à des sociétés de capital-risque », déclare Ben Goertzel, figure de l'IA Générale (AGI), soulignant que cette technologie est trop importante pour être détenue par une seule entreprise. Il plaide pour un code central de l'AGI gratuit et open-source, mais va plus loin : il faut aussi un réseau de calcul décentralisé et accessible pour l'exécuter, évitant ainsi la concentration du pouvoir entre les mains de quelques géants comme OpenAI ou Anthropic.
C'est la raison d'être de son projet blockchain, SingularityNET, et de l'Artificial Superintelligence Alliance. Goertzel critique les entreprises ayant abandonné l'idéal open-source pour des modèles fermés et propriétaires, arguant que la voie décentralisée, bien que plus difficile, est possible et préférable, comme l'ont montré Linux et Internet.
Actuellement financé par la cryptomonnaie, son modèle économique évoluera vers des services payants en monnaie traditionnelle pour les entreprises, tout en conservant une infrastructure blockchain en arrière-plan. Il prévoit le lancement d'Agent Omega Claw, un agent personnel avancé, dans quelques semaines.
Goertzel envisage une « économie d'agents » où les utilisateurs orchestreront des flottes d'IA pour accomplir des tâches, y compris des transactions. Pour lui, l'enjeu crucial n'est pas l'arrivée imminente de l'AGI (qu'il prévoit d'ici 2029), mais de garantir son accès équitable et décentralisé pour éviter d'aggraver les inégalités sociales.
Foresight NewsIl y a 53 mins