Snap, neuf ans sans bénéfice, et une obsession pour la RA sans retour sur investissement depuis dix ans
Neuf ans sans profit pour Snap et une obsession de dix ans pour la RA sans retour sur investissement.
Le PDG de Snap, Evan Spiegel, a dévoilé les lunettes RA Specs à 2 195 dollars, provoquant une chute de 10% du cours de l'action. Les investisseurs s'interrogent sur la stratégie d'une entreprise toujours déficitaire qui parie sur un produit haut de gamme inabordable pour sa jeune audience (18-24 ans).
Historiquement pionnier avec des fonctionnalités comme les Stories ou les filtres RA (comme le célèbre chien virtuel), Snap a souvent été copié par des concurrents comme Meta ou Instagram, sans transformer son avance en succès commercial durable. Son action a chuté de 94% depuis son pic de 2021, pénalisée par les changements de règles de confidentialité d'Apple et la concurrence féroce.
Contrairement à Meta ou ByteDance qui sont rentables, Snap enregistre encore des pertes nettes. Pourtant, Spiegel double la mise sur la RA, ayant investi plus de 35 milliards de dollars dans cette division sur près de dix ans, des premières Spectacles (une caméra portative) aux actuelles Specs, un véritable ordinateur spatial autonome.
Le prix élevé des Specs, leur poids et leur autonomie limitée contrastent avec des alternatives comme les Ray-Ban de Meta. Face à la pression d'investisseurs pour arrêter ce projet coûteux, Spiegel reste inflexible, considérant la RA comme essentielle pour l'avenir.
Certains voient dans ces lunettes encombrantes et chères une étape nécessaire, comparable aux premiers téléphones mobiles, vers une technologie mature. La persistance de Spiegel soulève une question fondamentale : est-il un visionnaire rare ou un joueur téméraire ? Le temps, et le marché, apporteront la réponse.
marsbitIl y a 28 mins