L'histoire complète de Blockstream, la licorne de la cryptographie, profondément impliquée dans de graves fraudes
Depuis le début de l'année, Blockstream, la société cofondée par le pionnier du Bitcoin Adam Back, est sous le feu des critiques. Une enquête publiée début juin par NatInfoSec accuse la société d'avoir potentiellement levé des milliards de dollars via des billets de mine (BMN) liés à des revenus miniers, mais soulève des doutes sur la réalité des fermes de minage et de la puissance de calcul sous-jacente, évoquant des caractéristiques de type schéma de Ponzi.
Les principaux points d'accusation sont les suivants :
1. **Capacité de minage et de paiement douteuses** : Pour honorer ses obligations, Blockstream aurait besoin d'une puissance de calcul bien supérieure (20-45 EH/s) à celle affichée sur son tableau de bord (15 EH/s). Aucune preuve publique (connexions électriques, importations de matériel, parts de pool minier) ne corrobore l'existence d'une infrastructure à cette échelle. Les clauses contractuelles permettraient de plus d'utiliser des bitcoins provenant de sources non divulguées pour les paiements.
2. **Rendements élevés et risque** : Les billets offriraient des rendements fixes allant jusqu'à environ 20% par an, ce qui est considéré comme très élevé et difficile à justifier dans le secteur cyclique du minage de Bitcoin.
3. **Antécédents et divulgation concernant Chris Cook** : Christopher William Cook, ancien responsable des opérations minières de Blockstream et actuel PDG d'Exacore (une entité scindée), a été condamné en 2008 pour fraude postale. Ce passé judiciaire n'aurait pas été divulgué dans les documents d'offre des BMN. Des allégations portent également sur des déclarations trompeuses concernant son expérience professionnelle.
4. **Implications potentielles pour BSTR** : L'enquête soulève des questions sur l'entreprise Bitcoin Standard Treasury (BSTR), liée à Adam Back, qui prévoit une introduction en bourse via SPAC, s'interrogeant sur la divulgation des risques liés aux BMN et sur d'éventuels conflits d'intérêts dans sa structure.
La recherche BitMEX a apporté des nuances, confirmant probablement les antécédents de Cook et s'interrogeant sur les rendements, mais estimant que d'autres accusations manquaient de preuves ou étaient trompeuses, notamment concernant la séparation juridique entre les BMN et BSTR.
Le débat dans la communauté s'est concentré sur la **vérifiabilité** : les investisseurs et observateurs peuvent-ils indépendamment vérifier la puissance de calcul, les revenus miniers réels et la source des paiements ? Malgré les prises de position divergentes, des questions cruciales sur les BMN demeurent sans réponse claire : leur taille réelle et leurs limites de responsabilité, l'adéquation entre la puissance minière et les obligations, l'origine des rendements élevés, la traçabilité des paiements en BTC, et le rôle exact de Chris Cook.
Blockstream n'a pas encore publié de réponse systématique à ces allégations.
marsbitIl y a 5 h