Les semi-conducteurs progressent de 78% sur un an, les logiciels reculent de 12% : « L'effet d'aspiration des liquidités » se produit à l'intérieur des actions technologiques
L'ETF des semi-conducteurs (SOXX) a bondi de 78,5% depuis janvier, tandis que l'ETF du logiciel (IGV) a chuté de 12,5%, un écart de performance record de plus de 90 points de pourcentage au sein de la tech. Des titres comme SanDisk (+426%) et Intel (+222%) surperforment largement, portés par la flambée des prix des puces mémoire (NAND, HBM) et les investissements massifs des géants du cloud. Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta devraient dépenser ensemble près de 7000 milliards de dollars en capex en 2026 pour l'infrastructure IA.
À l'inverse, les actions logicielles (Microsoft, Adobe, Salesforce...) subissent une double pression : l'évaporation des capitaux au profit des semi-conducteurs et les craintes de disruption par l'IA, notamment depuis le lancement d'outils comme Claude Code. Toutes les actions logicielles du S&P 500 évoluent sous leur moyenne mobile de 200 jours.
La question centrale est de savoir si cette dynamique extrême est durable. D'un côté, les dépenses colossales des hyperscalers soutiennent la demande. De l'autre, certains signaux (chute attendue des flux de trésorerie, concentration extrême des gains) évoquent une phase avancée de cycle. Si une correction des semi-conducteurs est redoutée par certains, la rotation vers le logiciel, très soldé, reste une possibilité, bien que l'incertitude sur la pérennité des modèles SaaS face à l'IA persiste.
marsbitIl y a 21 mins