L'objectif de la loi CLARITY est de fournir une "clarté sur les limites de la régulation" pour le marché américain des actifs numériques (actifs cryptographiques). Présentée à la Chambre des représentants le 29 mai 2025, principalement par le Rep. French Hill, elle est actuellement bloquée au stade "réception par le Sénat et renvoi en commission". Le marché craint unanimement que si la loi CLARITY ne progresse pas de manière significative au Q1, plus le temps passe, plus la situation deviendra défavorable !
Les raisons sont multiples :
Janvier est l'une des rares fenêtres législatives structurelles disponibles pour le Sénat
Chaque année, de janvier à mars, c'est la période principale où le Sénat traite des projets de loi complexes et non urgents. CLARITY étant un projet de loi sur la structure de marché "hautement complexe + très controversé + non urgent", il est naturellement relégué en priorité basse. S'il ne fait pas l'objet d'une avancée substantielle en janvier (comme des actions claires au niveau de la commission), il risque facilement d'être "naturellement évincé" par le calendrier législatif global.
CLARITY n'est pas un correctif politique, mais une "refonte des pouvoirs de régulation"
Ce type de projet de loi se caractérise par : une progression lente, des demandes répétées de modifications, et une propension élevée à être reporté, plutôt qu'à être rejeté.
S'il est reporté après les élections de mi-mandat, les variables augmenteront considérablement
Les élections de mi-mandat = une remise à zéro de la structure du pouvoir au Congrès. Les projets de loi en cours mais non finalisés voient leurs prioritres réévaluées. Un projet de loi comme CLARITY, qui n'est pas entré en vigueur, n'a pas formé un fort consensus bipartisan et dépend fortement du soutien actuel de la commission, risque fort d'être "réévalué", voire rédigé à nouveau, après un changement de structure du pouvoir.
Si les démocrates prennent l'avantage lors des élections de mi-mandat, la probabilité d'adoption sera encore plus faible La position dominante des démocrates tend plutôt à : renforcer la couverture de la loi sur les valeurs mobilières, préserver la flexibilité d'interprétation des agences de régulation, et être très prudente face à "limiter l'espace des agences d'application de la loi par la législation".
Or, l'effet central de CLARITY est de : figer à l'avance certaines limites de la régulation, de limiter la "régulation par l'application", et de réduire le pouvoir discrétionnaire de la SEC dans les zones grises. Par conséquent, dans un environnement sénatorial dominé par les démocrates, CLARITY risque plus probablement de : subir des modifications substantielles (une réécriture de fond), être décomposé en plusieurs sous-projets de loi, ou être mis de côté pendant une longue période.
Comprenez-vous maintenant l'attention et l'anxiété des acteurs de la cryptographie aux États-Unis concernant la loi CLARITY, ainsi que la morosité actuelle du marché des cryptomonnaies ?






