Interprétation du rapport de Goldman Sachs : une croissance de 135% du bénéfice au T2, la valorisation de l'Asie-Pacifique retombe à son plus bas niveau depuis dix ans
Rapport de Goldman Sachs : La croissance des bénéfices du 2ème trimestre atteint 135 % tandis que la valorisation de l'Asie-Pacifique revient à son plus bas niveau depuis dix ans
Le 21 août, Goldman Sachs a publié son rapport hebdomadaire sur le marché Asie-Pacifique. Le MSCI Asia Pacific ex-Japan (MXAPJ) a progressé de 1% sur la semaine. Pour le deuxième trimestre, 84% des sociétés du MXAPJ ayant publié leurs résultats affichent une croissance du bénéfice net de 135% en glissement annuel et de 52% en glissement trimestriel. Le secteur des technologies de l'information est en tête avec une hausse de 390%. Malgré cette forte croissance des bénéfices, la valorisation du MXAPJ, à 11 fois les bénéfices prévisionnels, se situe à deux écarts-types sous sa moyenne décennale, atteignant son plus bas niveau depuis dix ans.
Les flux de capitaux présentent une dynamique contraire. Les fonds de hedge funds asiatiques ont réduit leur levier total à 181%, son niveau le plus bas depuis un an. Les marchés émergents d'Asie (hors Chine) ont subi des sorties nettes de capitaux étrangers de 15 milliards de dollars. La Corée du Sud a enregistré des sorties de 16 milliards.
En termes de valorisation par marché, la Corée du Sud présente le multiple le plus bas à 5,2x, suivie par la Chine à 10,8x. Taïwan se distingue avec un multiple plus élevé à 18,8x. Goldman Sachs estime que la décote actuelle n'intègre pas pleinement les anticipations de croissance bénéficiaire, laissant un potentiel de rattrapage.
Le prochain rééquilibrage des indices MSCI fin août devrait déclencher des flux passifs d'environ 420 milliards de dollars. Le Japon, l'Inde et Taïwan devraient bénéficier des plus importantes entrées nettes.
Goldman Sachs recommande de surpondérer les biens d'équipement, les banques australiennes et chinoises, la santé, l'énergie, le matériel technologique et les semi-conducteurs, ainsi que les assurances. Les secteurs à sous-pondérer sont l'automobile, les produits chimiques, les logiciels, les transports, l'internet, les services publics, les mines, l'immobilier et les télécoms.
Les principaux risques identifiés sont une nouvelle hausse des taux longs américains, une escalade des tensions géopolitiques et une reprise économique chinoise plus faible qu'attendu.
marsbitIl y a 38 mins